Archive pour février 2009

[bashdonia] ou l’apprentissage de la répartie

Dimanche 22 février 2009

dans la suite du billet d’hier, cette môme de 2 ans et demi continue à me surprendre de plus belle.
Histoire du jour, on revient de Truffaut avec plein de plantes d’intérieur pour airpurer notre atmosphère :)

Bref, je dépote les bouzins, je rempote les bouzins, et Donia est chargée, tout contente, d’arroser les pots une fois ceux-ci finis, avec son petit éléphant (aucune allusion bas de gamme ici, déjà c’est une fille et d’autre part ce n’est qu’un arrosoir en plastoc en forme d’éléphant avec une looooooongue trompe sur lequel Donia a jeté son dévolu).

Tout se passe bien jusqu’au dernier pot.

Pour le dernier, je la surprend en train de commencer à tâter la terre du pot… Et là

Lolo : « Donia !! on avait dit quoi pour les plantes ?? »
Donia : « On a dit… pas toucher »
Lolo : « oui, et là, tu as touché, non ? »
Donia : « oui j’ai touché »
Lolo : « et donc ? »
Donia : « pardon, papa » (arhhh, joie inneffable)
Lolo : « est-ce que tu crois que je devrais te donner le droit d’arroser cette plante, maintenant ? » (je m’attends évidemment à un « non » super déçu, suivi d’une légère remontrance que je lui adresserai histoire d’enfoncer un peu plus le bouchon, puis à un royal « bon allez c’est bon, tu peux l’arroser » et un « ouiiiiiiiiiii !! merci papa !!!! » avec gros clacquage de bec, situation habituelle, quoi :) )
Et bien non.
Donia : « ben oui »
Lolo : « comment ça ben oui ??? »
Donia : « ben j’ai pas touché les autres ! »

Puffffff. Me suis dégonflé. Je suis faible, j’ai ri. C’est absolument énorme, comme excuse…

Décidément, je goberai certainement tout ce qu’elle me dira quand elle commencera à faire péter les cours au collège…

[bashdonia] mauvaise foi

Dimanche 22 février 2009

petite leçon de mauvaise foi d’une élève en devenir à son maître qui – me dit-on – est assez expert en la matière…
Cela fait à peu près 40 secondes que j’ai expliqué à Donia que nous sommes dans un magasin de plantes et qu’on ne peut donc pas cueillir les fleurs comme on le fait à l’extérieur, mais seulement les regarder. Explication à laquelle a immédiatement souscrit Donia avec un « j’ai compris » parfaitement limpide qui ne m’a laissé de doute sur l’assimilation instantanée de cette notion de « pas toucher ».
« Tiens, papa ? »
« Oui, ma chérie… Mais… Mais ?? Pouahhhh !! Qu’est-ce que c’est ?? Une FLEUR ?? Qu’est-ce que je t’avais dit ???? »
« Pas toucher… »
« Oui, pas toucher !! Et tu as fait quoi ? Tu as touché ! »
« Non ? » en me tendant la fleur, et en ajoutant un craquant « c’est pour toi papa… ».

Faut que je m’achète TOUS les bouquins de Dolto et de tous les psys à 2 euros pour savoir comment on fait, dans ces cas là ??? Hein ??? :)

Enfin en tout cas, c’est sûr, au niveau mauvaise foi, on sait de qui elle tient.

Je peux également ajouter l’anecdote de tout à l’heure : on rentre à Casto (oui, parce que y’a tout ce qu’il faut), et Donia commence à regarder un miroir de près. Connaissant l’animal, je la préviens que si elle lèche le miroir ça va mal se passer, d’un ton autoritaire. Elle comprend.
Bien sûr, twingo 15 secondes plus tard, je la vois en train de lécher le miroir.
Je déboule furax et l’engueule fort en disant « tu as léché le miroir alors que je t’avais dit de ne pas le faire, je suis très fâché », et elle me dit « non j’ai pas léché ».
Manque de bol, il y a une big grosse trace de salive en plein milieu du miroir :)
Je la prend par la main et lui tape sur la main car je veut vraiment qu’elle arrête ça (ça n’est pas la première fois, et je n’ai pas vraiment envie qu’elle commence à lécher des trucs par terre dans la rue, ça peut vite être dangereux).
Bref, conséquence attendue, elle pleure, se réfugie dans les bras de sa mère, tout normal quoi.
Je pars déambuler dans les rayons, et 5 minutes plus tard la voici de retour avec sa mère qui me dit « tiens, Donia a quelque chose à te dire ».
Je m’attends à l’habituel « pardon Papa… » avec le gros bisou qui suit derrière… Et bien non !
« Papa ! J’en ai marre ! »
« HEIN ? »
« Oui, j’en ai marre ! »
« Mais…. euh… oui, t’en as marre de quoi ? »
« J’en ai marre que tu me tapes ! »

Bon sur le coup, j’étais partagé à moitié entre le sentiment d’exploser de rire et le sentiment vaguement honteux vu qu’il y avait quand même d’autres personnes dans le rayon qui me regardaient d’un oeil vaguement soupçonneux :)

Bon je te rassure, ami lecteur, tout va bien maintenant entre nous… Qu’est-ce que je l’aime, cette fille… C’est vraiment, mais VRAIMENT, un bonheur incroyable et impensable d’être papa. I mean it.

bon voyage…

Mardi 17 février 2009

Petite surprise destinée à TOUS les lecteurs du blog qui partent dans le sultanat d’Oman dans les prochains jours, et je sais qu’il y en a :)

échange du soir…

Lundi 2 février 2009

Je kiffe le soir. Beaucoup plus que le matin où je dois la majorité du temps, à mon grand désespoir, me contenter d’un furtif bisou sur la joue de mon enfant adoré.
Par contre, le soir, c’est pas pareil. Je me retrouve seul avec ma fille que j’ai récupéré chez la nounou, on est tranquilles, on échange… Et avant de se coucher, le rituel est implacable : direction la salle de bains, déshabillage, habillage du pyjama, brossage des dents, petit comprimé de vitamines que tous les bambins ont, et hop direction la chambre.

Il se trouve que l’étape de la salle de bains est souvent propice à quelques échanges assez merveilleux, comme celui que je te propose, ami lecteur, de partager…

Puis donc vient le temps du passage au lit, rythmé par un fameux « Papounet, le Luminou il a mangé la lumière ? », signifiant une interrogation empreinte d’une certaine perplexité sur la capacité de la peluche dénommée Luminou (tant la marque que le nom dont la belle a affublé l’engin) à absorber une quantité nécessaire mais néanmoins suffisante pour que le susdit Luminou soit apte à la rediffuser de manière adoucie mais avec une intensité relativement improbable durant la longue nuit pendant laquelle le bébé se commettra si d’aventure toute cette longue phrase empreinte d’emphase et de raison voit ses conditions remplies.
Et là, une nouvelle manière de pénétrer dans ce lieu de repos est venue faire son apparition, à la demande de la belle bien entendu mais – je dois l’avouer – sans trop de réticences de la part de son auguste Laurent de père.


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